ÉMOTIONS

L’intelligence émotionnelle, à quoi ça sert vraiment?

Intelligence + Émotionnelle, deux mots en apparence incompatibles dans nos sociétés régies par le QI et le raisonnement cartésien. Et pourtant, on en parle de plus en plus : à l’école, dans les dîners (si si !) , en entreprise et même dans les strates les plus élevées ! En effet, les formations en soft skills fleurissent et intéressent de plus en plus les responsables des Ressources Humaines ou des personnes jusqu’ici hermétiques à la notion même d’émotions.  Je me pose alors cette question : est-ce un moyen d’équilibrer la balance à l’heure de l’intelligence artificielle ? Est-ce un moyen de positionner – enfin –  une forme d’intelligence qui nous échappe, et pourtant si pertinente à multiples égards ?

Définition de l’intelligence émotionnelle  

Reprenons les bases. Qu’entend-t-on par Intelligence Émotionnelle ?  C’est un concept assez récent puisque la première utilisation officielle du terme revient à John Mayer et Peter Salovey. Cette forme d’intelligence regrouperait ces 4 habilités : 

  •  La perception + l’évaluation des émotions
  •  La capacité d’assimilation des émotions pour faciliter et améliorer les processus cognitifs 
  •  La connaissance des émotions, la compréhension de leurs causes et de leurs conséquences 
  •  La capacité à gérer ses propres émotions et celles des autres.

Le schéma ci-dessous résume très bien ces 4 points (source intemotionnelle).

http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Emotions/Livres/L-intelligence-emotionnelle

Les 5 axes majeurs pour comprendre l’intelligence émotionnelle   

En 1995, Daniel Goleman, psychologue et journaliste, s’est inspiré de ces travaux initiaux pour sortir, à son tour,  un ouvrage de référence sur le sujet : ”l’Intelligence émotionnelle ”. Il décline l’IE en 5 axes majeurs :

  • La conscience de soi et la capacité à comprendre ses émotions : savoir évaluer son propre état émotionnel et de nommer ses émotions. Pourquoi est-ce important ? Cela permet d’éviter les réactions à chaud et de prendre le recul nécessaire si  nous connaissons nos différents états émotionnels et les activateurs de ceux-ci.
  • L’autorégulation : apprendre à contrôler puis rediriger les humeurs perturbatrices.  Pourquoi est-ce important ? Trouver les activités, les rituels ou les moyens de diversion de notre état intérieur est un moyen de prévention pour des interactions plus saines et posées avec le monde.
  • La motivation : trouver du sens à nos actions et comprendre ce qui nous motive pour favoriser des états de Flow.  Pourquoi est-ce important ? En prenant conscience de pourquoi vous vous levez le matin, vous prenez de vraies décisions et faites des choses plus en phase avec cet élan intérieur. Cela évite les petites frustrations, qui, accumulées, sont des cocottes minute ! 
  • L’empathie : savoir gérer son rapport aux autres en fonction de leurs réactions émotionnelles. Pourquoi est-ce important ? Détecter les causes de  l’état émotionnel d’autrui évite bien des malentendus. Si nous prenons conscience que chaque émotion renferme un besoin, en l’identifiant, on sort de l’analyse superficielle et souvent erronée du symptôme. Notre manière de répondre sera plus juste et moins explosive !
  • Les aptitudes sociales : gérer ses relations avec les autres.  Pourquoi est-ce important ? Savoir trouver des points communs et construire des liens nourrit notre besoin grégaire et équilibre nos vies. Partager, échanger alimentent notre propre réflexion et participe à l’intelligence collective si nécessaire à l’innovation au sein des entreprises.

 → Où trouver son livre

 

Comment muscler son intelligence émotionnelle ?

Comment développer notre IE pour en faire une vraie force, petits comme grands ? Certains sont indéniablement dotés d’une plus grande sensibilité et d’une connexion à leur intériorité : Howard Gardner parlent d’intelligences Intrapersonnelle et Interpersonnelle pour ceux qui aiment et savent vivre avec les autres.  Mais ce sont bien des  “compétences”, cela signifie qu’elles peuvent ou doivent être développées comme toutes autres aptitudes. Cette démarche d’apprentissage est nécessaire car elle participe au bien-être individuel et collectif. Voici quelques idées pour vous muscler ! 

 

⇒ La météo intérieure  : 5 min, 2 fois minimum par jour

Prenez un temps pour prendre votre météo émotionnelle au moins le matin puis le soir. Comment vous sentez-vous? Quel est votre humeur ? Votre état ? Vous pourrez déceler les perturbateurs, vous savez ces choses qui vous contrarient ou vous stressent. En prenant conscience de vos variations et des “activateurs”, vous prenez déjà du recul. Ensuite, cela évite le grand « défouloir externe » dès qu’une personne entrera en contact avec vous. Qui n’a pas connu la demande de dernière minute de son boss alors que vous aviez prévu de partir à 17H55 pour une fois ? Conséquence ? Vous rentrez super énervé le soir et vous criez sur tout ce qui bouge. Déjà vu ? La petite météo intérieure peut vraiment servir de SAS avant de sortir « l’armement » purement réactif qui ne fait qu’enflammer les choses.  

Thomas d’Ansembourg en parle très bien grâce à la notion d’intériorité citoyenne dont je suis très fan !  

“Un citoyen pacifié devient un citoyen pacifiant”

⇒ Les moments de respiration

Une fois les « activateurs » identifiés, généralement, on sent plus facilement les changements, les variations et les émotions qui s’emballent. Il s’agit donc de se créer des “rituels compensatoires” pour s’auto-réguler. Je m’explique : il s’agit de trouver des outils pour apprendre à rediriger ses vagues émotionnelles. Par exemple  la respiration complète issu du Yoga, écrire dans un petit carnet que vous aurez toujours sur vous, se lever de votre chaise, changer de position, aller marcher, boire de l’eau, colorier ou écouter de la musique, une petite méditation… À vous de choisir ce qui vous va le mieux mais gardez en tête cette sorte de « rescue box » car elle vous accompagne partout.

⇒ Le jeu des émotions avec les kids grâce à la roue des émotions de la Panda Family

Parce que nos petits aussi ont besoin de comprendre ce qui se passe en eux pour mieux interagir avec le monde extérieur, je vous propose de découvrir une des activités du livre « Mission Super pouvoirs » : 

couverture mission super pouvoirs

→ La roue des émotions pour nommer ses émotions et les aider à décrire ce qui se passe en eux.

roue émotion panda family

Chaque soir, lors du rituel du coucher, ou au moins une fois par semaine lors du goûter, sortez la roue magique The Panda Family ! On vous guide dans le livre (Mission super pouvoirs) pour apprendre aux enfants à nommer leurs émotions puis à décrire ce qu’ils ressentent dans leur corps, le niveau d’intensité et surtout … comment gérer les tourbillons émotionnelles.

gérer mes émotions cartes des émotions

Envie d’aller plus loin ? 

 

éclat de joie Prisca Donat anime les ateliers “Éclat de joie”  à Perpignan. Avec sa roue géante et sa belle énergie, elle accompagne vos petits dans un superbe voyage intérieur pour mettre de la joie dans leur quotidien. Ses services ? Elle propose du coaching et des ateliers collectifs. À découvrir absolument. 

 

 

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